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L'Europe du capital par Mecanopolis


Scene anthologique de management par MELMOTH


Jean-Louis Murat chez Ruquier par prince_de_conde


Cyrano de Bergerac – Le nez par Thomas620


Ah ils sont beaux les réformateurs du monde!! par -mirinda-


Le bonheur par gerald_helios


l'evolution expliquée par mme garrison par alvinm93


La javanaise Victoires de la musique1989 par melodynelson1972


Les portes de la nuit – Le destin par RioBravo

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Ghost in the shell 2

Kim : Une vraie belle poupée, c’est une poupée dotée d’un corps qui vit, qui respire mais qui est dépourvue d’une âme. Un corps aimable, un corps résistant mais délicat comme de la porcelaine.

L’humain ne peut pas rivaliser avec la poupée, tant dans sa forme, dans l’élégance de ses mouvements, que dans sa nature même. Les faiblesses de la conscience humaine deviennent des faiblesses de la réalité de la vie. La perfection n’est accessible qu’à celui qui n’a pas de conscience ou dont l’inconscience est infinie. La perfection n’est donc possible que pour les poupées ou bien les dieux.

En réalité un autre mode d’existence est comparable à celui des poupées et des dieux. Chez le poète Shelley les alouettes baignent dans une joie profonde et instinctive. Joie que nous, les humains prisonniers que nous sommes de la conscience de soi, ne pouvons pas connaître. Pour ceux d’entre nous qui ont soif de connaissance, c’est une condition plus insaisissable que la divinité.

Si l’on ne connaît pas la vit comment peut-on connaître la mort ? Comme l’a dit Confucius. Rares sont les humains qui connaissent la mort. La plupart affronte la mort sans s’y être préparé, armé de leur seule ignorance. Autrement dit on meure simplement parce que mourir est inévitable.

La question est de savoir si une créature vivante en apparence est vivante en réalité. Ou si on préfère, la question est de savoir si un objet sans vie peut prendre vie. En considérant le coté un peu inquiétant qu’ont ces poupées là, il faut comprendre qu’elles sont modelées sur l’apparence humaines. Elle sont en fait terriblement humaines. Elles nous mettent face a la terreur de voir qu’elles sont des humains réduits a de simples mécanismes. En d’autres termes elles nous montrent clairement que fondamentalement, tous les humains que nous sommes appartiennent au néant.

Tout en voulant percer les secrets de la vie, la science est également responsable d’avoir fait surgir cette terreur là. L’idée que la nature est reproductible, conduit à l’inévitable conclusion que les humains peuvent être eux aussi réduits à l’état de pièces de mécanique.

Batou : Le corps humain est une machine qui remonte elle même c’est propre mécanisme, il est l’image vivante du mouvement perpétuel.

Kim : A notre époque, la technologie robotique et la neurologie électronique ont redonné naissance a la théorie du 18e siècle selon laquelle l’homme est une machine. Et maintenant que les ordinateurs créent de la mémoire externe, les humains s’adonnent à l’auto-mécanisation, dans le seul but de faire reculer les limites de leurs propres fonctions. Laissant derrière eux Darwin et sa sélection naturelle, les humains sont résolus a dépasser la théorie de l’évolution de l’espèce en maîtrisant ses lois. Cette pensée révèle chez l’homme un désir inné d’atteindre la perfection. La création artificielle d’un être vivant parfaitement équipé et indestructible a donné naissance a ce cauchemar.

Batou : Dieu est géométrie, infini géométrie »

« Les signes précurseurs du hazard sont aux nombres de trois, qu’il s’agisse d’un heureux évenement ou d’une catastrophe : une intuition, une sensation de malaise inexpliquée, une mise en garde salvatrice. Mais en les ignorants on laisse la porte ouverte aux tragédies, or notre monde ne peut pu se permettre d’ignorer le premier signe encore moins les trois. »

« les tours sont les vestiges de la gloire passés de la cité.
tout ce que fabrique l’organisme n’est pas moins l’expression de l’ADN que la nature de cette organisme lui même
Cette théorie s applique aussi bien au barrage du castor que la toile de l’araignée
mais je préfère nettement la métaphore de la barrière de corail elle est d’une beauté à nulle autre pareil

si les sens de la vie réside dans les informations contenu dans l’ADN alors les sociétés les civilisations ne sont que de gigantesque banque de mémoire, une métropole comme celle ci une mémoire externe tentaculaire

Qu’il m’est difficile de saisir tes projets, Ô Dieu, il y en a tant !Comment pourrais-je les compter ? Il y en a plus que de grains de sable.
Même si j’arrivais au bout de mon calcul, je n’aurais pas fini de te comprendre…  »

« On ne peut blâmer le miroir il ne fait que refléter ce que l’on est.
Le mirroir n’est pas un instrument d’illumination, il n’éveille en nous que l’illusion, n’est ce pas ? »

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